Allocution du Chef du Gouvernement à l’ouverture des travaux

de la 31ème session du Conseil des ministres arabes de la santé

(Synthèse APS)

Alger, Hôtel Sheraton le 28 février 2007

 

Le Chef du gouvernement, M. Abdelaziz BELKHADEM, a souligné, mercredi à Alger, qu'il est "urgent de trouver une réponse appropriée et un traitement en profondeur, de manière économiquement correcte et sans remettre en cause la liberté d'entreprendre, à tous les problèmes de santé qui se posent et à ceux qui voient le jour à l'image des maladies émergentes".

Dans une allocution à l'ouverture des travaux de la 31ème session du Conseil des ministres arabes de la santé, le Chef du gouvernement a indiqué que les points inscrits à l'ordre du jour de la session, sont "d'une importance certaine au regard de ce qu'ils mettent en exergue comme nécessité d'une approche convergente et intégrée pour asseoir durablement un SMIG dans le domaine de la coopération sanitaire panarabe".

Au-delà d'une "gestion optimale qui partage les bénéfices et limite les coûts", a-t-il dit, il s'agit "bien au contraire (...) de prévenir la survenue des problèmes en agissant sur leurs causes profondes".

"Il est clairement démontré, économiquement parlant, que l'investissement dans la prévention revient moins cher que la prise en charge des complications", a ajouté M. BELKHADEM.

Pour le Chef du gouvernement, le Monde arabe "ne doit pas rester en marge de ces défis". Il a estimé dans cet esprit qu'il est impératif "d'élaborer et de mettre en œuvre des approches communes et intégrées des stratégies qui préservent le droit à la santé de nos populations et des générations futures, dans tous les domaines de la santé".

"Au regard des ressources tant humaines que matérielles dont dispose notre région, a-t-il fait remarquer, il est normalement inacceptable que des pays moins pourvus affichent de meilleurs indicateurs que nous en matière de santé de la mère et de l'enfant ou dans le domaine de la maîtrise des maladies transmissibles".

A ce propos, M. BELKHADEM a insisté sur l'obligation de veiller à développer une recherche qui s'intéresse à nos problèmes de santé, aux maladies où qu'elles se trouvent dans les pays arabes. "Il s'agit là d'un vaste champ d'opportunités à saisir pour réhabiliter notre médecine et mieux prendre en charge nos besoins", a-t-il ajouté.

Le Chef du gouvernement a par ailleurs déploré l'absence d'une Organisation non Gouvernementale (ONG) de stature internationale. "Jusqu'à quand allons-nous continuer à regarder passifs des ONG de tous bords et de toutes obédiences intervenir dans nos pays en l'absence ne serait-ce que d'une seule ONG arabe de dimension internationale ?", s'est-il interrogé.

Pour M. BELKHADEM, "il est de notre devoir de réfléchir sérieusement à mettre en place des mécanismes institutionnels et non institutionnels qui nous permettent d'apporter aide et assistance sanitaires aux populations civiles sinistrées".

"Le véritable défi à relever, a-t-il souligné, est de réviser notre manière d'agir et de mener un processus de coopération intelligente en introduisant des logiques déterminantes qui prennent en charge le devenir de nos populations'', a affirmé le Chef du gouvernement.

La 31ème session ordinaire du conseil des ministres arabes de la santé a ouvert ses travaux mercredi matin sous la présidence du Chef du gouvernement, en présence de 18 ministres arabes de la santé.