Flash Info

 

 

 

 

 

Gouvernement-remaniement

 

Lundi 23 juin 2008

 

Le président de la République, M. Abdelaziz BOUTEFLIKA, a procédé lundi à un remaniement ministériel et nommé M. Ahmed Ouyahia en qualité de chef du gouvernement, en remplacement de M. Abdelaziz BELKHADEM, nommé ministre d'Etat, représentant personnel du chef de l'Etat, indique un communiqué de la présidence de la République.

Communiqué de la Présidence de la République

 

Dans le cadre du remaniement ministériel, M. Abdelaziz BOUTEFLIKA, Président de la République, a pris un décret présidentiel portant nomination de Madame et Messieurs:

 

Amar Tou, ministre des Transports en remplacement de Mohamed Maghlaoui, appelé à d'autres fonctions.

 

Said Barkat, ministre de la Santé, de la population et de la Réforme Hospitalière en remplacement de Amar Tou.

 

Djamel Ould Abbes ministre de la Solidarité Nationale, de la Famille et de la Communauté Nationale à l'étranger.

 

Rachid Benaissa, ministre de l'agriculture et du développement rural en remplacement de Said Barkat.

 

Hamid Bessallah, ministre de la poste et des technologies de l'information et de la communication, en remplacement de Boudjemaa Haichour, appelé à d'autres fonctions.

 

Nouara Saadia Djaafar, ministre déléguée auprès du ministre de la Solidarité Nationale, de la Famille et de la Communauté Nationale à l'étranger, chargée de la Famille et de la condition féminine.


Melle Fatiha Mentouri, ministre déléguée auprès du ministre des finances chargée de la Réforme Financière, est appelée à d'autres fonctions.

 

M. Ouyahia affirme poursuivre l'application du programme du chef de l'Etat

M. Ahmed OUYAHIA, nommé lundi chef du gouvernement par le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a exprimé sa volonté de poursuivre l'application du programme du chef de l'Etat.

"Nous allons poursuivre, dans la même voie, l'application du programme du président de la République", a-t-il dit à la presse à l'occasion de sa prise de fonctions.

M. OUYAHIA a exprimé ses remerciements au chef de l'Etat pour lui avoir réitéré sa confiance dans ses nouvelles fonctions.

Il a également salué les efforts entrepris par l'ancien chef du gouvernement, M. Abdelaziz BELKHADEM, dans la gestion de l'équipe gouvernementale.

De son côté, M. BELKHADEM, qui a été nommé ministre d'Etat, représentant personnel du chef de l'Etat, a indiqué que les passations de pouvoirs ont porté sur les dossiers en suspens, notamment ceux liés au conseil du gouvernement, au Conseil des participations d'Etat (CPE) et aux commissions mixtes pour les questions ayant trait à la situation économique et sociale du pays.

Il a aussi exprimé sa disponibilité à soutenir son successeur, M. Ahmed OUYAHIA, dans ses nouvelles fonctions à la tête du gouvernement.

 


Algérie-France

visite officielle en Algérie du Premier ministre de la République française,
 M. François Fillon

Jeudi 19 juin 2008

 

Le Premier ministre de la République française, M. François Fillon, effectuera samedi et dimanche une visite officielle en Algérie, à l'invitation du chef du gouvernement, M. Abdelaziz BELKHADEM.

 


Réunion du Conseil de gouvernement

Point de presse hebdomadaire

 

Mardi 10 juin 2008

(Compte rendu APS)

 

Le Conseil du Gouvernement adopte le projet de décret amendant le statut type de l'agence du bassin hydrographique

 

 

Le ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza, a affirmé mardi que le Conseil de Gouvernement a adopté, mardi, un projet de décret exécutif portant amendement du statut type de l'agence du bassin hydrographique en vue d'y inclure de nouvelles attributions en sus de celles dont elle est investie depuis sa création en 1995.

Dans une conférence de presse hebdomadaire consacrée à la présentation des axes de la réunion du Conseil de Gouvernement, M. Boukerzaza a indiqué que le nouveau texte tend à "préciser et à clarifier les missions des agences qui se sont avérées ambiguës et inadaptées à l'évolution des projets inscrits par le secteur outre la définition des ressources de financement de ces cinq agences".

Les missions de l'agence du bassin hydrographique ont été élargies pour englober le cadastre hydrique, l'élaboration des plans d'orientation des ressources en eau ainsi que le contrôle de la pollution.

Ces agences réparties sur cinq régions du pays sont investies d'autres missions dont l'Information et la sensibilisation quant à la protection des ressources en Eau et l'économie d'Eau, a précisé le ministre rappelant qu'il s'agissait d'entreprises publiques à caractère industriel et commercial (EPIC).

Par ailleurs, le ministre a rappelé que le Conseil du Gouvernement a adopté un projet de décret exécutif relatif au statut des employés du corps spécifique relevant de l'Administration en charge du secteur de l'artisanat.

Adoption d'un décret exécutif portant statut des fonctionnaires de l'Administration en charge de l'environnement

Le conseil du gouvernement a adopté mardi à Alger un décret exécutif portant statut des fonctionnaires appartenant aux corps de l'Administration en charge de l'environnement et de l'aménagement du territoire.

Le décret vise à "bâtir des compétences capables de faire face aux évolutions socio-économiques, scientifiques et techniques ainsi qu'à mener des analyses et réunir des données qui permettent de discuter et de mener la politique d'aménagement du territoire et d'assurer la coordination entre les différents secteurs", a expliqué le ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza lors de la conférence de presse hebdomadaire consacrée aux axes de la réunion du conseil du gouvernement.

Ce texte vise également à "mettre en place un corps spécialisé qui aura la mission d'assurer une meilleure prise en charge de la carrière professionnelle des fonctionnaires de l'administration chargée de l'environnement", a-t-il indiqué.

Revenant sur les principaux volets du décret notamment en ce qui concerne les corps en charge de l'aménagement du territoire, le ministre a précisé qu'"il s'agissait du corps des ingénieurs qui compte trois grades à savoir: ingénieur d'Etat, ingénieur principal et ingénieur en chef, de celui des inspecteurs avec quatre grades, inspecteur, inspecteur principal, inspecteur de division et inspecteur de division principal, et en fin le corps des techniciens qui regroupe les techniciens et les techniciens supérieurs.

Retrait des accréditations aux correspondants de l'AFP et de Reuters

Les accréditations des correspondants des agences de presse britannique Reuters et française AFP ont été retirées suite aux fausses informations sur des attentats terroristes perpétrées ces derniers jours en Algérie, a annoncé mardi à Alger le ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza.

Les premières mesures prises par le ministère, après la convocation des deux correspondants de ces agences de presse, étaient de retirer leurs accréditations, "après que ces derniers eurent reconnu leur responsabilité", a-t-il dit lors d'un point de presse animé à l'issue du conseil du gouvernement.

Le ministre a précisé qu'il ne s'agit pas, dans cette affaire, de la fermeture des bureaux de ces deux agences.

"Nous prenons toutes les mesures nécessaires, dès lors qu'il s'agit de l'intérêt du pays", a-t-il martelé, soulignant que "ceux qui diffusent des informations touchant à la stabilité du pays et créent un climat de peur parmi la population, doivent assumer leur responsabilité".

Le ministre a rappelé que les correspondants de presse étrangers sont soumis à la loi 90/07 au même titre que les journalistes algériens, en sus d'un décret exécutif fixant les modalités de leur accréditation.

Les correspondants de l'AFP et de Reuters ont été successivement convoqués lundi après-midi au ministère de la Communication après la diffusion de dépêches erronées par ces deux agences.

L'agence AFP, rappelle-t-on, "avait exagéré le bilan de l'attentat terroriste ayant visé dimanche la gare de Béni Amrane" en évoquant 13 morts, alors que le bilan réel était de deux victimes dont un ressortissant français, les deux travaillant pour l'entreprise "Razel". Un démenti formel du ministère de la Défense nationale a été rendu public le même jour sur ce sujet.

Quant à l'agence Reuters, elle s'est rendue coupable de la diffusion d'une fausse information en annonçant un attentat terroriste à la gare routière de Bouira, attentat qui aurait causé, selon elle, la mort d'une vingtaine de personnes. Un démenti formel a été également rendu public lundi après-midi à ce sujet par le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales.

UPM : l'Algérie a plusieurs questions, dont les réponses demeurent insuffisantes

L'Algérie a plusieurs questions, dont les réponses demeurent insuffisantes, au sujet du projet d'union pour la Méditerranée (UPM), a affirmé mardi à Alger le ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza.

"L'Algérie veut qu'il y ait une vision claire de ce projet, mais cela ne signifie pas qu'elle le refuse", a-t-il ajouté lors d'un point de presse tenu à l'issue du Conseil du gouvernement.

Le ministre a rappelé que l'Algérie est connue pour ses "positions prudentes, basées sur une concertation élargie", indiquant que ce projet "nous concerne de près en tant que pays méditerranéen".

Par ailleurs, répondant à une question sur un éventuel remaniement ministériel et une révision de la Constitution, il a indiqué que cela relève des prérogatives du président de la République.
 

 


Réunion du Conseil de gouvernement

Point de presse hebdomadaire

 

Mardi 03 juin 2008

(Compte rendu APS)

 

 

31 000 personnes vulnérables seront prises en charge par le futur service aide mobile d'urgence

31 000 personnes vulnérables sont concernées par le projet de création d'un service aide mobile d'urgence, a indiqué mardi à Alger le ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza.

Lors d'un point de presse hebdomadaire, à l'issue du conseil du gouvernement, M. Boukerzaza a déclaré que le projet de décret exécutif, présenté par le ministre de la Solidarité nationale, fixe les règles de création, d'organisation et de fonctionnement du service aide mobile d'urgence pour 31 mille personnes vulnérables.

"Ce service, à caractère public administratif, est un organisme de sauvetage et d'urgence qui sera implanté en premier lieu à Alger, à Oran, à Constantine, à Ouargla et à Bechar", a-t-il dit.

Le but de ce service d'aide mobile d'urgence, a-t-il expliqué, est la prise en charge des personnes se trouvant dans une situation sociale vulnérable.

Des personnes qualifiées se déplaceront sur le terrain afin d'orienter cette frange de la population vers les centres d'hébergement et de santé.

Le service a également pour mission, a ajouté le ministre, d'évaluer la situation de ces personnes, de déterminer leurs besoins urgents et de leur offrir les différentes aides, dont financières, afin de mieux les prendre en charge.

La structure sera dotée, a-t-il dit, d'une cellule d'écoute avec un téléphone vert, d'un centre d'hébergement d'urgence.

Tamanrasset a bénéficié de 2.000 projets pour la période 1999-2009

La wilaya de Tamanrasset a bénéficié pour la période 1999-2009 de 2.000 projets, a indiqué mardi le ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza.

 

"La wilaya de Tamanrasset a bénéficié pour la période de 1999-2009 de 2.000 projets, dont 36 % ont été destinés aux infrastructures de base, 19,56% à l'éducation et la formation, 12,45 % à l'agriculture et l'environnement, alors que le taux de réalisation des programmes de logements a atteint 70%", a précisé M. Boukerzaza lors du point de presse hebdomadaire, à l'issue du Conseil du gouvernement.

Après avoir indiqué que le Conseil du gouvernement a entendu une communication du wali de Tamanrasset sur la situation socio-économique de cette wilaya et ses perspectives de développement, il a relevé que le taux de chômage dans cette wilaya a baissé de 33% en 2000 à 15,84 % en 2007.

Il a souligné dans le même cadre que les sociétés devant être créées notamment dans le secteur de l'énergie ouvriront de nouvelles possibilités aux demandeurs d'emplois, rappelant en outre la création prochaine d'un institut national de l'énergie.

Evoquant le volet de l'éducation, le ministre a indiqué que le taux de scolarisation est de 87%, soit un taux "très élevé au regard de l'étendue de la wilaya et compte tenu du fait qu'une partie de la population est nomade".

Concernant la couverture énergétique, M. Boukerzaza a fait savoir que ce taux se situe à 88 %, en attendant d'arriver à 98 % d'ici la fin de l'année en cours.

En matière de santé, le taux de vaccination a atteint 100 %, contre 90% en 2005, a-t-il dit, ajoutant qu'il existe un médecin spécialiste pour chaque 2100 habitants.

Le ministre a toutefois reconnu qu'il y a un manque de médecins généralistes dans cette ville, précisant que des mesures seront prises pour inciter les médecins à aller travailler dans le sud du pays.

Dans le domaine de l'hydraulique, le ministre a rappelé qu'une enveloppe de 177 milliards de dinars a été consacrée à l'alimentation en eau potable (projet de transfert d'eau de In Salah à Tamanrasset).

Par ailleurs, concernant les immigrés en provenance des pays africains voisins, M. Boukerzaza a indiqué que leur nombre est passé de 5.200 en 2002 à 12.291 en 2007, soulignant que les mesures prises par le gouvernement stipulent qu'ils doivent être traités avec respect et dignité.

 


La Sixième Session de la Grande Commission Mixte Algéro-mauritanienne



Samedi 31 mai 2008
 

La Sixième session de la Grande Commission Mixte Algéro-mauritanienne se tiendra le 01 et 02 juin 2008 á Alger sous la présidence de Monsieur Abdelaziz BELKHADEM, Chef du Gouvernement, et du Premier Ministre Mauritanien, Yahia Ould Ahmed Al WAKEF.

 

Au cours de cette session de la Grande Commission Mixte Algéro-mauritanienne, iI sera procédé á une évaluation globale de la coopération entre l'Algérie et la Mauritanie et á l'examen de l'état de la mise en œuvre des décisions de la session précédente ainsi qu'à la définition des moyens pour le raffermissement des relations de coopération entre ces deux pays voisins.

 

 

Réunion du Conseil de gouvernement

Point de presse hebdomadaire
 


Mardi 27 mai 2008

(Couverture APS)

 

Le phénomène de la violence caractérisant le football préoccupe les pouvoirs publics

 

Les pouvoirs publics s'attèlent à cerner le phénomène de la violence ayant accompagné le championnat national de football qui a pris fin lundi, a indiqué le ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza.

Lors du point de presse hebdomadaire, animé mardi à l'issue du conseil du gouvernement, M. Boukerzaza a affirmé que "la fin houleuse du championnat national est au centre des préoccupations des pouvoirs publics qui s'attèlent à cerner ce phénomène de violence sous ses différents aspects".

"Il ne s'agit pas d'une réaction ponctuelle à ces évènements, mais il est question d'étudier ce phénomène et d'identifier ses causes afin de réunir les moyens pour le circonscrire", a-t-il ajouté à ce sujet.

Le ministre a, en outre, exprimé ses "regrets" de voir les résultats du championnat générer tant de violence, au moment où le sport devrait être, a-t-il dit, un moyen pour consacrer la fraternité et les valeurs de solidarité.

Des jeunes supporters du MC Oran, rappelle-t-on, ont exprimé lundi leur mécontentement suite à la relégation de leur équipe en deuxième division du championnat national de football, en s'en prenant à certains magasins et à des véhicules de particuliers dans le centre de la ville d'Oran.

L'État "veille" à l'application des lois régissant la pratique des rites religieux

Le ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza, a réitéré, mardi à Alger, la volonté des autorités publiques de veiller à l'application des lois organisant la pratique des rites religieux, dans le respect de la liberté de culte.

"L'affaire liée au prosélytisme, en cours d'instruction à Tiaret, relève de la loi régissant la pratique des rites religieux en Algérie et les autorités publiques veillent à l'application de cette loi dans le respect de la liberté de culte", a souligné M. Boukerzaza, lors du point de presse hebdomadaire qu'il a animé à l'issue du Conseil du gouvernement.

A propos des allégations récentes d'ONG selon lequelles il existerait des "entraves" à l'exercice libre du culte en Algérie", suite à l'affaire "Habiba", le porte-parole du gouvernement a affirmé que s'"il est établi qu'il s'agit d'une infraction à la législation, alors l'affaire relève de la justice et les lois et l'autorité de l'Etat algérien devront être respectées".

"Ces lois sont valables pour l'organisation de la pratique des rites des différents cultes", a-t-il dit, soulignant dans ce contexte que "la Constitution algérienne consacre la liberté de culte".

Il a cependant ajouté que les lois doivent être respectées pour que la pratique religieuse ne sombre pas dans "l'anarchie".

Une femme âgée de 36 ans a été interpellée dernièrement à Tiaret en possession de 25 évangiles. Le procureur général près de la Cour de Tiaret, a indiqué à propos de cette affaire que "la justice se comporte avec objectivité et respecte les individus et les associations qui pratiquent leurs rites religieux conformément au cadre défini par la loi".
Le Tribunal pénal de Tiaret a reporté, mardi, son verdict dans ce qui est appelé "l'affaire Habiba", relative aux pratiques relevant du prosélytisme.

Le Conseil de gouvernement adopte le dossier relatif aux mécanismes de soutien du renouveau rural

Le Conseil de gouvernement a examiné et adopté mardi le dossier relatif aux mécanismes de soutien du renouveau rural présenté par Rachid Benaïssa, ministre délégué chargé du Développement rural.

Lors du point de presse hebdomadaire consacré aux volets examinés en conseil de Gouvernement, M. Benaïssa a souligné que la politique du renouveau rural engagée depuis 2007 et qui s'étale jusqu'à l'horizon 2013, porte notamment sur la valorisation du monde rural à travers l'adoption de programmes intégrés avec l'implication de plusieurs secteurs ministériels.

Ce programme vise, selon le ministre, la valorisation des ressources naturelles notamment les terres agricoles et sylvestres, le littoral et les montagnes ainsi que la modernisation des villages et des agglomérations rurales afin d'y améliorer le niveau de vie.

Sur 4729 projets de proximité et ruraux enregistrés, 933 ont été réalisés à mai 2008, a indiqué M. Benaïssa ajoutant que ce programme qui accorde un intérêt particulier à la promotion des activités économiques locales notamment le commerce et le tourisme rural, valorise le produit local et l'utilisation des énergies renouvelables.

Par ailleurs, le ministre a mis en exergue le rôle des nouvelles technologies de l'information et de la communication dans la concrétisation et l'accompagnement des projets rappelant la mise en place en 2007, d'un système informatique de suivi et d'évaluation des projets de proximité dans le cadre du développement rural intégré et ce à travers le site Internet du ministère délégué chargé du développement agricole et rural.

Pour faciliter la réalisation des projets de proximité proposés au titre de la stratégie de développement agricole, M. Benaissa a souligné la nécessité d'associer les élus et les représentants de la société civile locale, les établissements de recherche et les instances administratives dans le cadre de la décentralisation de la décision dans ce plan qui implique 18 département sectoriels.

Il a estimé que le monde rural en Algérie possédait les atouts qui lui permettent de jouer un rôle prépondérant dans le développement économique global du pays.

90% de la superficie globale de l'Algérie sont constitués de zones rurales peuplées de quelque 14 millions d'habitants dont 70 % ont moins de 30 ans, a précisé, M. Benaissa indiquant que 942 communes rurales sont dénombrées au niveau national.

Le ministre délégué a noté le recul des taux d'exode rural du fait, a-t-il dit, du retour des populations rurales dans leurs villages dans plusieurs wilaya qui avaient souffert durant la dernière décennie.

Par ailleurs le Conseil de gouvernement a examiné et adopté le projet du statut des personnels du secteur de la santé végétale qui prévoit de nouvelles mesures incitatives et définit les conditions d'accès à ce corps.

Adoption d'un nouveau décret exécutif définissant les marges maximales de bénéfice des médicaments

Le ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza a affirmé que le Conseil de Gouvernement a adopté mardi un nouveau décret exécutif déterminant les marges maximales de bénéfice des intervenants dans l'industrie du médicament et définissant les modalités de dépôt des prix.

Le décret vise essentiellement la dynamisation de la production nationale de médicaments pour remédier au coût élevé de l'importation des médicaments, a indiqué M. Abderrachid Boukerzaza, lors d'un point de presse tenu à l'issue de la réunion du Conseil de Gouvernement.

Le nouveau texte qui se propose d'encourager la production et la consommation de médicaments génériques devra contribuer à la protection du pouvoir d'achat et assurer l'équilibre financier de la caisse de sécurité sociale, a ajouté le ministre.

Il a affirmé que le nouveau dispositif permettra de garantir une marge de bénéfice à même d'assurer la dignité des intervenants et devra encourager l'investissement en la matière.

Le texte de décret exposé par le ministre du commerce stipule que plus le coût du produit est réduit plus la marge de bénéfice du pharmacien ou du distributeur est importante et inversement, a précisé le ministre expliquant que la marge de bénéfice pour un médicament qui coûte 200DA est estimée à 17% pour le grossiste et à 70% pour le détaillant. Avec un prix définit entre 200 DA et 400 DA cette marge est de 12 et 30% pour les deux catégories respectivement.

Le décret répond au souci de mettre le médicament à la disposition du citoyen consacrant ainsi les principes de la nouvelle politique nationale du secteur de la santé, a ajouté M. Boukerzaza.

Le ministre de la Communication a par ailleurs indiqué que ce texte a été mis au point au terme d'une année de concertation entre les autorités publiques représentée par les ministères du commerce et de la santé et les pharmaciens, les médecins et autres intervenants notamment importateurs et distributeurs de médicaments.

La facture d'importation des médicaments s'est alourdie au cours des dernières années, a fait remarquer le ministre soulignant qu'elle est passée de 523 millions dollars en 1999 à 1,2 milliard de dollars soit une hausse de 148%, un constat que le ministre de la Communication imputera à une faible consommation des médicaments génériques.

Les médicament génériques en Algérie ne représentent que 30 % du total des médicaments consommés alors que ce taux oscille entre 60 et 70 % dans certains pays européens, a encore souligné le ministre.
 


Réunion du Conseil de gouvernement

Point de presse hebdomadaire
 


Mardi 20 mai 2008

(Couverture APS)

 


L'Etat prendra en charge les citoyens affectés par les incidents de Berriane.

L'État prendra en charge les citoyens qui ont été affectés par les incidents survenus récemment à Berriane, notamment les familles des deux personnes décédées, a affirmé mardi à Alger le ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza.

"L'Etat prendra en charge ceux qui ont été affectés par ces incidents, notamment les deux personnes décédées. Une opération est en cours pour déterminer les personnes à indemniser", a déclaré M. Boukerzaza dans un point de presse tenu à l'issue du Conseil du gouvernement.

Il a ajouté que les pertes en vies humaines et tous les dégâts matériels, liés à ces incidents ont été recensés.

"Outre les deux personnes décédées, dont l'une tuée par balle, tous les dégâts matériels ont été recensés, à savoir 6 maisons incendiées ainsi que des magasins et des voitures", a-t-il précisé.

M. Boukerzaza a souligné que la priorité actuellement est le "maintien de l'ordre et de la sécurité" à Berriane, relevant que "la situation est redevenue normale dans la soirée de samedi dernier". Il a ajouté que "28 jeunes impliqués dans ces incidents, ont été arrêtés, dont des individus cagoulés" et que "l'enquête est en cours".

Adoption d'un décret organisant les établissements sociaux et médicaux sociaux

Un projet de décret exécutif fixant les conditions de création, d'organisation, de fonctionnement et de contrôle des établissements sociaux et médicaux sociaux a été adopté mardi par le Conseil du gouvernement.

Ce décret organise notamment la prise charge de l'enfance abandonnée et les personnes âgées ainsi que les établissements d'accueil des handicapés et ceux des femmes en détresse, a indiqué le ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza, lors d'un point de presse tenu à l'issue de ce Conseil du Gouvernement.

Le ministre a précisé que l'Etat "prend en charge 60% de ces franges de la société et que ce décret a pour objectif de couvrir les 40% restants, à travers l'implication du mouvement associatif, ajoutant qu'"actuellement, il existe 90 associations activant dans ce domaine en absence d'un cadre juridique adéquat.

"Le décret détermine la nature des missions et des responsabilités de ces établissements afin qu'ils puissent fournir un service public de qualité", a dit le ministre.

Evoquant les enfants abandonnés, M. Boukerzaza a révélé que les "2/3 des enfants nés hors mariage, à savoir 1.270 enfants, ont été pris en charge par des familles" en 2007.

Le Conseil du gouvernement adopte un décret exécutif fixant les conditions de création d'établissements pour petite enfance

Le Conseil du gouvernement a adopté mardi à Alger un décret exécutif fixant les conditions de création, d'organisation, de fonctionnement et de contrôle des établissements et services d'accueil de la petite enfance.

Lors de la conférence de presse hebdomadaire consacrée aux axes de la réunion du Conseil du gouvernement, le ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza a précisé que l'objectif de ce décret est de "promouvoir la fonction socio-éducative de ces établissements" et de "diversifier les moyens d'accueil collectif de l'enfant à même de prendre en charge les préoccupations des mères, notamment actives".

Le décret, ajoute le ministre, intervient pour "organiser ces établissements (pouponnières et jardins d'enfants)" qu'il répartit en deux types. Le premier concerne les établissements d'accueil collectif, à savoir les pouponnières, les jardins d'enfants et les garderies outre les établissements assurant le jumelage des formules précitées.

Ces établissements peuvent être créés "par les privés et les collectivités locales (communes, wilayas) ou par les associations et personnes physiques et morales", a ajouté M. Boukerzaza.

Le deuxième type d'établissements d'accueil concerne "l'accueil familial de l'enfance" assuré "au domicile des assistantes ou nourrices agréées", a expliqué le ministre précisant que chaque assistante ou nourrice "doit accueillir un à trois enfants dont l'age ne doit pas dépasser six ans".

Ces établissements, services d'accueil et assistantes, a ajouté le représentant du gouvernement, sont soumis "à un contrôle régulier par les services compétents relevant du ministère de la Solidarité nationale et à une autorisation du wali après approbation d'une commission spéciale chargée de fixer le cahier des charges pour l'exercice de cette fonction".

Le Conseil du gouvernement passe en revue les indicateurs socioéconomiques de 2007

Le Conseil du gouvernement a examiné et approuvé mardi la communication présentée par le commissaire général à la planification et la prospective relative aux chiffres et indicateurs socio-économiques du pays à fin 2007.

L'économie nationale "a de nouveau réalisé de bons résultats grâce à l'amélioration de la situation financière du pays et à la hausse des investissements de l'Etat dans des projets de développement", a affirmé le ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza lors du point de presse consacré aux volets examinés en conseil du gouvernement.

Le Produit intérieur brut (PIB) s'est établi à 3.990 milliards de dinars (135,3 milliards de dollars) en 2007, en progression de 3% par rapport à 2006, et 6% hors hydrocarbures, a précisé le ministre.

Le PIB par habitant a, quant à lui, atteint 3.968 dollars en 2007, en progression de 18% par rapport à 2006, a-t-il ajouté.

Une amélioration régulière a également été enregistrée en 2007 dans l'activité de la plupart des secteurs économiques, et à leur tête le secteur du bâtiment et travaux publics qui a enregistré une croissance de 9,5%, suivi du secteur des services (6,8 %) et le secteur agricole qui a enregistré une croissance de 5% par rapport à celle enregistrée à fin 2006.

Le ministre a, par contre, relevé une faible croissance dans le secteur industriel en 2007, ne dépassant pas le taux de 0,8%, soulignant que "le secteur a besoin d'un effort particulier, ce que le gouvernement consent actuellement à travers l'accélération de la mise en oeuvre de la stratégie industrielle sur le terrain en vue de rattraper le retard".

Concernant les indicateurs partiels de l'économie, l'épargne a augmenté de 11,4 % par rapport à l'année précédente.

Dans ce sens, M. Boukerzaza a indiqué que les réalisations accomplies grâce au financement interne de l'économie ont permis de renforcer la situation financière de l'Algérie.

S'agissant des indicateurs sociaux, il a indiqué que le taux de chômage a reculé à 11,8 % du nombre global de la population active contre 12,3 % en 2006. En 2007, la moyenne des prix a augmenté en Algérie à 3,5 % en raison d'une hausse de plus de 4 % des prix des produits de première nécessité sur les marchés mondiaux.

Par ailleurs, le Conseil du gouvernement a examiné et adopté un projet de décret exécutif portant statut particulier des fonctionnaires relevant du ministère de la pêche. Le texte porte sur la création de nouveaux postes d'emplois dans le secteur notamment en matière de contrôle et d'inspection pour s'adapter aux nouveautés induites par l'application du programme sectoriel.

Le décret conditionne l'accès à certains grades par la formation.

 


Algérie - Libye  

Visite de travail du secrétaire du comité populaire général

de la Jamahiriya libyenne

Samedi 17 mai 2008

(Couverture APS)

 

Le secrétaire du comité populaire général de la Jamahiriya libyenne, M. Elbaghdadi Ali Elmahmoudi est arrivé samedi à Alger pour une visite de travail d'une journée.

 

M. Elbaghdadi a souligné dans une déclaration à son arrivée à l'aéroport International Houari Boumediene, l'importance de cette visite qui s'inscrit, a-t-il dit, dans le cadre du "renforcement des relations liant les deux pays frères dans différents domaines".

 

Après avoir exprimé son souci de renforcer les relations entre les deux pays frères, le secrétaire du comité populaire général de la Jamahiriya libyenne a indiqué qu'il "procédera au cours de cette visite à la signature de plusieurs accords bilatéraux qui visent à renforcer la coopération dans les domaines de l'économie et de l'investissement".

 

Il s'est félicité également des "relations de complémentarité entre l'Algérie et la Libye aux niveaux bilatéral et international", exprimant son souhait de renforcer "la coopération et la complémentarité" entre les deux pays, notamment dans le domaine économique.

 

M. Elbaghdadi qui préside une délégation ministérielle a été accueilli, à son arrivée à l'aéroport Houari Boumediene, par le Chef du Gouvernement M. Abdelaziz BELKHADEM.

L'Algérie et la Libye expriment leur volonté de hisser leur coopération "au niveau requis"

L'Algérie et la Jamahiriya arabe libyenne ont exprimé, samedi à Alger, leur volonté commune de renforcer la coopération bilatérale dans différents domaines et de la hisser au "niveau requis".

A l'ouverture des travaux d'une réunion commune qu'il a coprésidée avec le secrétaire du comité populaire général de la Jamahiriya arabe libyenne, M. El Baghdadi Ali El Mahmoudi en visite à Alger, le Chef du Gouvernement, M. Abdelaziz BELKHADEM, a affirmé "la volonté commune" des deux pays à " réaliser les objectifs escomptés" de cette rencontre au mieux des intérêts communs des deux pays et des aspirations des deux peuples".

M. BELKHADEM a ajouté que les deux parties sont à nouveau appelées à faire une évaluation globale des relations de coopération pour cerner les difficultés et les entraves afin de les surmonter pour la mise en œuvre e projets et décisions notamment pour ce qui a trait au volet humain et économique."

Dans le même sillage le Chef du gouvernement a rappelé que les deux pays ont "œuvré avec beaucoup de sérieux pour définir un cadre juridique et adopter nombre de résolutions à la faveur de la grande commission mixte".

Cependant a-t-il ajouté le volume de leurs échanges commerciaux reste faible et nombre de projets d'investissements annoncés depuis des années déjà sont encore au stade d'étude.

M. BELKHADEM a indiqué que la coopération économique entre les deux pays reposera à l'avenir "sur l'impératif renouvellement des méthodes de travail pour s'adapter aux mutations en cours et aux réformes socio-économiques engagées notamment pour ce qui est de la modernisation de la justice, de l'Administration et du système éducatif".

Le chef du gouvernement a appelé les experts des deux pays à élaborer un projet de plan d'action qui soit le reflet de l'intérêt des deux parties et qui réponde à leurs ambitions et objectifs d'un "partenariat efficient" dans les secteurs où les deux pays recèlent des capacités et un savoir faire avéré tels les hydrocarbures, l'infrastructure et les ressources en eaux.

"La rencontre offre une précieuse opportunité de tenir des consultations politiques sur les questions intéressant les deux pays dans les espaces maghrébin et arabo-africain", a ajouté M. BELKHADEM.

M. BELKHADEM qui a rappelé que l'Algérie et la Libye constituent "un trait d'union entre les espaces arabe et méditerranéen", a indiqué que "les concertations et les contacts en cours sur la création de l'union pour la méditerranée exigent de nous de multiplier les échanges de vues pour préserver nos intérêts".

Sur le plan maghrébin, M. Belkhadem a affirmé que "nous sommes appelés à redoubler d' efforts en ce qui concerne le projet d'édification maghrébine qui doit être mis à l'abri des contingences et des différends marginaux car, a-t-il expliqué, il constitue un cadre global et stratégique pour l'action inter maghrébine".

De son côté, M. El Mahmoudi a affirmé que la révision du processus de coopération entre les deux pays a révélé que "cette coopération demeurait en deçà des attentes en dépit des efforts consentis" d'où, a-t-il insisté la nécessité de "cerner les difficultés et trouver les solutions nécessaires en vue du partenariat escompté".

Le responsable libyen a en outre mis l'accent sur la nécessité de "renforcer la coopération bilatérale dans les domaines d'éducation, de culture et d'information" et d'échanger les expériences, exprimant "la disponibilité de son pays à oeuvrer à l'établissement d'une coopération bilatérale sur des bases solides".

Il a suggéré, à ce propos, la création d'un groupement d'entreprises pour encourager l'investissement commun" à l'instar des fonds d'investissement communs".

M. El Mahmoudi est arrivé samedi matin à Alger pour une visite d'une journée.


M. El Mahmoudi : les restrictions à la circulation des personnes et aux échanges commerciaux entre l'Algérie et la Libye levées

M. El Baghadadi Ali El Mahmoudi, secrétaire du comité populaire général (premier ministre) de la Jamahiriya arabe libyenne, a affirmé samedi à Alger que toutes les restrictions liées à la circulation des personnes et aux échanges commerciaux entre l'Algérie et la Libye, ont été levées en application des directives des dirigeants des deux pays.

Dans une déclaration à la presse au terme de l'audience que lui a accordée le Président de la République M. Abdelaziz BOUTEFLIKA, le responsable libyen a précisé que "suite à la réunion de ce samedi (avec le chef du gouvernement M. Abdelaziz BELKHADEM), il a été décidé la levée de toutes les restrictions liées à la circulation des personnes et aux échanges commerciaux entre les deux pays".

Il a également souligné, dans le même contexte, "la simplification des procédures y afférent en application des directives des dirigeants des deux pays (le Président BOUTEFLIKA et le Colonel Maamar El Gueddafi) afin de faciliter la circulation des Algériens et des Libyens, sans restriction aucune".

M. El Mahmoudi a en outre indiqué avoir transmis un message du leader de la révolution libyenne au Président Abdelaziz BOUTEFLIKA portant sur "la coopération bilatérale et la volonté des dirigeants des deux pays d'instaurer une coopération étroite entre l'Algérie et la Libye" affirmant que "les prochains jours verront, si Dieu le veut, une coopération dans les domaines économique, commercial et des investissements".


L'Algérie et la Libye parviennent à un accord concernant la question des détenus dans les deux pays

La réunion algéro-libyenne tenue samedi à Alger a été couronnée par un accord entre les deux parties pour "une solution à la question des détenus dans les deux pays", indique le communiqué commun sanctionnant les travaux de cette rencontre.

Les deux parties "ont convenu de résoudre la question des détenus dans les deux pays", réitérant "l'importance de la dimension humaine des relations entre les deux pays, l'intérêt et le bien être du citoyen étant une priorité dans l'action des autorités des deux pays", précise la même source.

Coprésidée par le chef du gouvernement, M. Abdelaziz BELKHADEM et le Secrétaire du comité populaire général libyen, M. El-Baghdadi Ali El-Hamoudi, la rencontre a été l'occasion pour passer en revue "l'état de la coopération algéro-libyenne dans les différents domaines et examiner les moyens de son renforcement au mieux des intérêts des deux pays".

Les deux parties ont évoqué durant cette rencontre, ajoute la même source, "les questions centrales de coopération, notamment les projets communs" au sujet desquels les deux parties "ont pris un train de mesures et de dispositions, appelant à encourager l'investissement direct tous domaines confondus dans les deux pays".

Les délégations des deux pays ont, également, abordé "les perspectives de la coopération future et convenu d’œuvrer de concert à l'élaboration des programmes de développement dans des secteurs vitaux, à l'instar de la sécurité alimentaire, la lutte contre la désertification, l'eau, les énergies renouvelables et le développement durable".

Les deux pays, ajoute le communiqué, ont souligné leur volonté de "dynamiser les mécanismes de coopération bilatérale durant la prochaine étape".

Dans ce contexte, les deux parties "ont appelé les comités ministériels spécialisés en économie et en ressources humaines à se réunir en juillet prochain pour mener à bien les préparatifs de la 13e session du comité exécutif commun prévue avant la fin de l'année".

Les deux parties ont, enfin, fait part de "leur satisfaction du niveau des relations bilatérales qui s'est reflété à travers la sincérité et l'esprit constructif qui ont marqué les discussions profondes entre les deux délégations".

 


Réunion du Conseil de gouvernement

Point de presse hebdomadaire

Mardi 13  Mai 2008

(Compte rendu de l’APS)
 

Une nouvelle stratégie impliquant plusieurs secteurs a été examinée mardi par le Conseil du gouvernement en vue de prendre en charge les problèmes et préoccupations de la jeunesse, a indiqué le ministre de la Jeunesse et des Sports, M. El Hachemi Djiar.

"La prise en charge des problèmes et préoccupations de la jeunesse doit se faire à travers une politique nationale articulée autour de la promotion de l'intersectorialité", a-t-il dit lors d'un point de presse à l'issue du Conseil du gouvernement.

M. Djiar a précisé que cette démarche s'articule autour de la promotion d'un plan d'action commun entre tous les secteurs en tant que "nouveau mode de gouvernance du dossier de la jeunesse".

Expliquant le contenu du dossier de la politique nationale sur la jeunesse, le ministre a souligné que les problèmes liés à cette frange de la société se sont accumulés notamment durant la décennie noire et résident surtout dans le "mode de gouvernance".

"Les problèmes de la jeunesse ne relèvent ni de la volonté politique, ni des réalisations en faveur de la jeunesse, mais résident dans le mode de gouvernance et de gestion des dossiers et préoccupations de cette frange de la société", a-t-il ajouté.

Affirmant que la question de la jeunesse s'impose désormais en tant que préoccupation collective, il a indiqué que le rapport final de ce dossier a été élaboré suite à une large concertation avec les jeunes, les cadres centraux, les différents ministères, associations, spécialistes et universitaires.

Le ministre a souligné que son secteur a mis en oeuvre un plan d'action en faveur de la jeunesse qui s'étalera jusqu'en 2013.

Il a appelé à ce que tous les acteurs concernés s'impliquent "solidairement" dans ce dossier et établissent, chacun en ce qui le concerne, un programme d'action qui viendrait "renforcer et développer" ce qui se fait déjà en faveur des jeunes.

"La réussite de cette politique repose sur la cohésion entre les secteurs administratif, financier, technique et de la gestion", a-t-il conclu.

La situation du football algérien n'est pas réjouissante (Ministre)

Le ministre de la jeunesse et des sports, M. Hachemi Djiar, a affirmé mardi à Alger que la situation du football algérien ''n'est pas réjouissante'', estimant que le sport algérien a besoin d'une ''Touiza''.

"La situation actuelle du football algérien n'est pas réjouissante. Elle est l'un des effets de la crise (...) qu'a vécu l'Algérie'', a-t-il souligné, ajoutant que ''nous avons abandonné la formation au niveau des jeunes catégories. Les clubs cherchent désormais le résultat chaque jeudi au détriment de la formation à la base".

En outre, cette situation ''exige, a-t-il dit, la conjugaison des efforts de toute la famille de cette discipline pour le sortir de l'impasse''.

L'organisation la semaine prochaine (17-18 mai) d'un "Brain Storming" par le MJS en collaboration avec la fédération algérienne de football (FAF) permettra de dégager " des mesures concrètes consensuelles pour parvenir à terme à un football performant", a t-il indiqué lors d'un point de presse en marge d'un conseil de gouvernement dont les travaux ont notamment porté sur la politique nationale de la jeunesse.

Le ministre de la jeunesse et des sport a saisi cette occasion pour lancer un appel à " la grande famille du football algérien" pour prendre part à cet important rendez-vous.

Selon M. Djiar, "le sport algérien a besoin d'une "Touiza sportive".

Le département de la jeunesse et des sports compte également organiser à l'avenir, a ajouté le ministre, des rencontres avec d'autres fédérations sportives pour débattre de la situation de leurs disciplines.

D'autre part, M.Djiar a révélé la mise en place d'une commission au niveau de son ministère sera chargé d'étudier la question du financement des associations sportives.

"Nous allons donner la priorité à la formation au niveau des jeunes catégories et au sport d'élite, mais cette opération exige du temps", a t-il précisé.

Quant à la violence dans les stades de football, il a souligné que "sincèrement, les gens ont peur d'aller au stade. Ce phénomène est étrange à nos traditions. La presse sportive à un rôle important à jouer. Quel est l'intérêt de gagner un match en l'absence de l'esprit olympique et de l'éthique sportif".

Enfin, concernant la corruption dans le monde du football, le ministre de la jeunesse et des sports a expliqué que "ce phénomène est mondial et qu'il faut le combattre".

Nouvelle stratégie intersectorielle pour la prise en charge des problèmes de la jeunesse

Une nouvelle stratégie impliquant plusieurs secteurs a été examinée mardi par le Conseil du gouvernement en vue de prendre en charge les problèmes et préoccupations de la jeunesse.

La politique de la jeunesse s'appuie sur l'expérience nationale et internationale pour définir les modalités de gestion des problèmes immédiats de la jeunesse, indique un document du ministère de la jeunesse et des sports.

Elle capitalise les politiques sectorielles et territoriales déjà tracées, dans ce qu'elles ont de positif sur la condition juvénile, dans notre pays, précise-t-on.

Cette politique s'articule autour de mesures concrètes qui visent notamment à traduire dans les faits le caractère prioritaire conféré à la jeunesse "qui doit ressentir qu'elle est écoutée et que ses appels sont entendus", ajoute-t-on.

Instaurer une cohérence des initiatives publiques en direction des jeunes et remédier ainsi à la fragmentation des actions qui leurs sont destinées et réajuster les ressources budgétaires afin de renforcer notamment les capacités d'intervention du ministère de la jeunesse et des sports figurent également parmi les principes de cette politique.

La politique de la jeunesse s'inscrit aussi dans une vision découlant du programme présidentiel, c'est-à-dire un "cadre général d'action permettant de dépasser l'approche par le simple catalogue de mesures isolées" pour enclencher une politique publique dynamique autour d'un projet fédérateur intégrant l'ensemble des initiatives, explique-t-on.

Elle est un "construit permanent" sur une large concertation avec l'ensemble des acteurs et notamment les jeunes, souligne-t-on, relevant qu'elle implique chaque acteur selon ses prérogatives mais "engage l'ensemble dans une entreprise collective et le respect de la cohérence".

Selon le document, les contours de la démarche ont été tracés à partir du souci de donner à la jeunesse un statut précis dans les stratégies sectorielles et celles des collectivités locales en termes de planification, programmation action et évaluation.

La démarche a été tracée en tenant compte de la nécessité de prendre en considération les recommandations de la conférence Gouvernement - walis, les opinions exprimées par les jeunes lors de rencontres régionales et celles exprimées par les cadres centraux et locaux, ainsi que des différents acteurs concernés.

Le dossier de la politique nationale sur la jeunesse comporte une partie qui dresse un constat synthétique sur les efforts déployés à ce jour, la situation actuelle de la jeunesse, ses attentes et préoccupations et les insuffisances de l'action des pouvoirs publics compte tenu de la nature particulière de ce dossier.

Il comporte une partie traitant du cadre méthodologique et du mode opératoire pour l'élaboration et la mise en oeuvre d'une politique rénovée de la jeunesse.

Cette partie propose un cadre de référence et une méthodologie pour l'élaboration des plans d'action sectoriels, intitulés "plans d'action jeunesse".

Elle propose en fait de renforcer l'intersectorialité de la politique de la jeunesse à travers les définitions de nouveaux instruments de mise en cohérence des actions et programmes publics et le renforcement des missions des collectivités locales dans la prise en charge des préoccupations et attentes des jeunes.

Cette partie présente en outre les conditions pour rendre plus efficace la politique dédiée à la jeunesse du point de vue de son impact sur les jeunes, ainsi que les modalités de pilotage et d'évaluation régulière du dossier.

L'élaboration de la politique de la jeunesse vise à organiser "plus de transparence dans la gestion des dispositifs publics" dédiés aux jeunes, une communication institutionnelle plus active autour de l'action publique en faveur des jeunes et une coordination et concertation renforcée dans l'élaboration des politiques publiques destinées aux jeunes, souligne le ministère.

Le Conseil du Gouvernement adopte un décret exécutif portant statut des personnels de l'administration pénitentiaire

Le Conseil du Gouvernement a adopté, lors de sa réunion mardi à Alger, le projet du décret exécutif portant statut particulier des personnels relevant de l'administration pénitentiaire.

Dans une conférence de presse hebdomadaire consacrée à la présentation des axes de la réunion du conseil du Gouvernement, le ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza a souligné que cette loi "s'inscrit dans le cadre du statut particulier de la fonction publique et la nouvelle grille des salaires".

"Le principe fondamental définissant l'activité des personnels de ce secteur était basé par le passé sur l'aspect sécuritaire alors que ce texte vient rajouter un autre principe à savoir la rééducation et la réinsertion sociale des personnes détenues", a précisé M. BOUKERZAZA.

Le ministre a rappelé, par ailleurs, que la population carcérale est passée de 30.000 à 60.000 détenus durant les dix dernières années".

Le nombre des personnels de l'administration pénitentiaire est, quant à lui, passé de 12700 fonctionnaires en 1997 à environ 18000 en 2007 à travers 127 établissements sur le territoire national, a-t-il ajouté.

Conformément aux différentes conventions internationales ratifiées par l'Algérie notamment les recommandations des Nations unies concernant le traitement des détenus et l'humanisation des conditions de détention, la loi 05-04 portant organisation des établissements pénitentiaires, a affirmé que l'application des peines constitue un moyen de réinsertion sociale des détenus, a encore ajouté M. BOUKERZAZA.

Deux nouvelles structures pour la protection du consommateur et le contrôle des produits destinés à la consommation

L'avant projet de la nouvelle loi portant protection du consommateur et répression de la fraude prévoit la création de deux agences de protection du consommateur et de contrôle des produits destinés à la consommation, a annoncé mardi le ministre de la Communication, M. Abderrachid BOUKERZAZA.

Ce projet de loi, adopté par le conseil du gouvernement vise à "à durcir les mesures répressives contre les contrevenants à la réglementation relative à la validité des produits notamment les infractions susceptibles d'avoir un impact sur la santé des consommateurs", a expliqué M. BOUKERZAZA lors de la rencontre hebdomadaire avec la presse.

La première agence sera chargée de la prévention des risques de la consommation alors que la seconde veillera à la sécurité des produits alimentaires, a-t-il ajouté.

Il s'agit d'élargir le champ d'application des procédures visant à protéger le consommateur, assurer le service après-vente et la validité des produits alimentaires et leur conformité aux normes en vigueur et informer le consommateur, a précisé M. BOUKERZAZA.

S'inscrivant dans le cadre de la modernisation du système juridique notamment après l'entrée en vigueur de l'accord d'association avec l'Union européenne et l'adhésion imminente de l'Algérie à l'OMC, le texte accorde un intérêt particulier aux associations de protection du consommateur en leur attribuant la qualité d'utilité publique, chose qui leur permettra de bénéficier de l'assistance judiciaire.

Le nouveau texte de loi vient suppléer la loi relative aux règles générales de protection du consommateur en vigueur depuis 1989. L'ancien dispositif "comporte de nombreuses lacunes mises à profit par les fraudeurs qui ont recours aux nouvelles technologies pour abuser les clients", d'où l'augmentation des cas de fraude.

La loi actuelle se trouve "dépassée, par rapport aux dispositifs adoptés dans le domaine au niveau international d'une part, et compte tenu de la nouvelle donne économique qui caractérise le marché national", a indiqué le ministre.

Le ministre a cité d'autres facteurs encore apparus avec l'ouverture du commerce extérieur au secteur privé, ajoutant à ce titre que les importateurs privés, au nombre de 23 000, importent 80 % du total des importations du pays".

Le Conseil du gouvernement examine des projets de décrets relatifs aux mines et à la fiscalité dans le domaine de l'énergie

Le conseil du gouvernement a examiné mardi trois projets de décrets exécutifs relatifs aux procédures de délivrance d'autorisations d'exploitation des carrières et des sablonnières et à la fiscalité dans le domaine de l'énergie, a indiqué le ministre de la Communication, M. Abderrachid BOUKERZAZA lors de la conférence hebdomadaire consacrée aux volets étudiés en Conseil du gouvernement.

Le premier texte vise l'adaptation de la réglementation juridique régissant l'activité des sablonnières et carrières, a ajouté le ministre estimant que le décret porte également sur les modalités de contrôle du respect du cahier de charges lié à cette activité et détermine la liste des produits concernés par l'exploitation des carrières.

Pour le ministre, ce texte est dicté par les besoins des opérateurs ajoutant qu'il détermine les délais dans lesquels les agences minières devront répondre aux demandes des opérateurs.

Le décret fixe également la durée d'exploitation des carrières à 04 années renouvelables une fois et prévoit l'élargissement de la superficie d'exploitation des carrières à 5 hectares au lieu d'un (01) hectare par le passé, a ajouté le ministre indiquant que cette activité relève désormais du ministère de l'Énergie et des mines et qu'elle ne fait plus partie des prérogatives des wilayas.

Par ailleurs, le conseil du gouvernement a examiné le projet de décret définissant la taxe sur le transport des hydrocarbures par pipelines, a indiqué le ministre de la Communication précisant que ce texte définit, par ailleurs, les normes à prendre en compte pour la détermination de cette taxe en définissant une taxe minimum aux usagers des infrastructures des transports par canalisation en vue de minimiser les coûts d'exploitation.

Outre la définition de la taxe relative au transport des hydrocarbures par pipeline selon les régions (nord et sud), le texte définit les hydrocarbures concernés à savoir le brut, le gaz naturel, le GPL et le condensât.

Le Conseil du gouvernement a également examiné, selon le ministre, l'avant projet de décret définissant la liste des biens d'équipement, des services, des produits exempts de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et des droits douaniers liés à l'activité des hydrocarbures.
 


Réunion du Conseil de gouvernement

Point de presse hebdomadaire

Mardi 6 mai 2008

(Compte rendu APS)

Le Conseil de gouvernement a adopté mardi à Alger un projet de loi relatif à la prise en charge et la promotion des personnes âgées en Algérie, a indiqué le ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza.

Ce projet de loi s'inscrit dans le cadre de la politique de solidarité menée par le gouvernement en direction des franges sociales vulnérables dont les personnes âgées, a précisé M. Boukerzaza lors du point de presse hebdomadaire auquel a pris part le ministre de la solidarité nationale M. Djamel Ould Abbes.

Pour sa part, M. Ould Abbes, a souligné que ce projet de loi vise notamment à garantir "une insertion sociale réelle" des personnes du troisième âge en les impliquant, à titre d'exemple, dans des activités de développement.

Des articles de cette loi concernent, par ailleurs, le volet "loisirs et occupations" de ces quelque 3,5 millions d'Algériens qui, a-t-il dit, "ont tant donné à la société".

Le ministre a précisé, à ce titre, que la nouveauté de la loi réside dans l'adoption de sanctions contre les enfants qui abandonnent leurs parents dans la rue et même dans les centres de vieillesse alors qu'ils possèdent les moyens pour les prendre en charge.

Les forfaitaires encourent ainsi une peine de prison allant de 1 à 10 ans et des amendes oscillant entre 100.000 dinars et 500.000 dinars, a-t-il indiqué.

Toutefois, le ministre a affirmé que l'Etat reste disponible pour aider les enfants démunis à prendre en charge leurs parents âgés.

M. Ould Abbés a évoqué ainsi l'application à compter de cette année d'une politique permettant de fournir une prise en charge à domicile au profit des personnes âgées invalides par des équipes mobiles composées notamment de médecins, de psychologues et de paramédicaux.

Les 29 centres spécialisés qui existent à l'échelle nationale sont désormais disponibles pour prendre en charge les personnes âgées le temps d'une journée et seront récupérées le soir par leurs familles.

L'Etat a consacré 870 milliards de dinars soit 12,82 % du PIB aux transferts sociaux, a-t-il rappelé.

Adoption du plan d'orientation des espaces naturels et des aires protégées

Le Conseil du gouvernement a adopté mardi le plan d'orientation des espaces naturels et des aires protégés présenté par le ministre de l'Agriculture et du développement rural, M. Said Barkat.

Ce plan est le 14ème sur les 19 constituant le plan national d'aménagement du territoire.

Lors de la conférence de presse hebdomadaire consacrée à la présentation des axes de la réunion du Conseil du gouvernement, le ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza a souligné que ce plan "qui vise à préserver les équilibres environnementaux intervient pour définir une vision future de la biodiversité des espaces naturels qui constituent une richesse à protéger".

Le plan d'orientation des espaces naturels et des aires protégées, a ajouté le représentant du gouvernement, intervient à l'ombre d'une situation difficile prévalant dans ces zones et qui se traduit par la dégradation de la biodiversité, le recul des espaces forestiers, l'exploitation abusive de certaines ressources naturelles, la pollution, la désertification et les changements climatiques dévastateurs.

La stratégie prévue par ce plan repose sur l'établissement d'un inventaire des différentes espèces végétales et animalières, la réalisation d'une carte des espaces naturels protégés ainsi que la mise en place d'une politique de préservation et de réhabilitation de ces aires, outre l'élaboration de plans de gestions à travers le recours aux nouvelles technologies.

Le plan dresse un état des lieux et propose une classification de ces zones d'après les critères de la biodiversité et de l'importance socio-économique des éléments existant comme il vise à définir et prévoir les opérations à initier selon chaque type de ces espaces protégés.

Pour atteindre les objectifs escomptés, le plan fixe les orientations majeures à long, à moyen et à court termes.

Des programmes de logements sociaux pour l'absorption de l'habitat précaire

Le Conseil du gouvernement a également examiné un exposé sur les marchés relatifs à la réalisation des programmes de logements sociaux visant l'absorption de l'habitat précaire.

A cet effet, 140.000 logements destinés à l'absorption de l'habitat précaire ont été réalisés au tire du budget 2007-2008, a indiqué le ministre tout en rappelant que 24.000 logements ont été réalisés entre 2004 et 2007, soit un total de 164.045 logements destinés à éradiquer l'habitat précaire.

Eu égard au déficit en outils de réalisation face à l'importance des projets de logements inscrits au titre du programme de la relance économique (2005-2009), le ministère de l'Habitat a engagé, sur orientation du gouvernement, des consultations avec les entreprises nationales et étrangères pour la réalisation, dans les meilleurs délais, de 30.000 logements à Alger, Tipaza, Blida et Boumerdes.

Adoption d’un décret exécutif relatif à la mise en application des dispositions de la loi 11-01 portant système comptable et financier

Le Conseil du gouvernement a également adopté le décret exécutif relatif à la mise en application des dispositions de la loi 11-01 portant système comptable et financier adopté en novembre 2007.

Le texte en question vise, selon M. Boukerzaza, a organiser l'information financière et à fixer les modalités d'application de nombreux articles de cette loi.

Il se fixe pour autre objectif, ajoute le représentant du gouvernement, la définition des règles d'évaluation et de comptabilité relatives au budget, au trésor ou au tableau des fluctuations des situations financières et autres.

Le texte de loi garantit l'optimisation de l'établissement des états financiers et l'organisation de leurs modes de présentation à même d'en assurer la crédibilité, l'efficacité et l'efficience.

Le même décret défini les concepts liés aux modes d'établissement et de présentation des états financiers, des conventions et des principes comptables à observer.

Le nouveau système comptable qui entrera en vigueur en janvier 2009 constitue, selon M. Boukerzaza, "l'essence même de la réforme financière et de la modernisation budgétaire" et une référence pour la mise en place de nouvelles normes en la matière, comme il permet de faciliter les normes comptables et de cerner les opérations non prévues par le système comptable actuel.


Réunion du Conseil de gouvernement

Point de presse hebdomadaire

Mardi 22 avril 2008

(Compte rendu APS)

Le Conseil du gouvernement a adopté mardi à Alger un décret exécutif qui détermine le régime spécifique des relations de travail des journalistes visant à améliorer leurs situations professionnelle et sociale.

Ce décret vient en application de l'article 4 de la loi 90/11 portant sur les relations de travail, a indiqué le ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza, lors d'un point de presse animé à l'issue du Conseil du gouvernement.

Le ministre a souligné que ce texte vise à renforcer les droits des journalistes, précisant que les journalistes permanents et contractuels, les collaborateurs et les correspondants de presse des secteurs public et privé ainsi que les free-lance et les journalistes de la presse partisane sont concernés par ce texte de loi.

Ce décret, qui a pour but de "promouvoir" la profession du journaliste, contient également plusieurs mesures favorables tels que le respect de la propriété intellectuelle, le droit à la formation et la promotion, ainsi que le droit à l'obtention d'une carte de presse nationale, a-t-il noté.

A cet égard, M. Boukerzaza a annoncé le lancement "dans les jours à venir" d'une série de concertations pour l'élaboration d'un texte qui prévoit l'établissement de cette carte de presse.

Le décret en question protège également le journaliste des actes de violences, d'agressions et contre toutes pressions dont il pourrait faire l'objet dans sa recherche des sources d'information, a expliqué le ministre, soulignant que par ce nouveau décret, le journaliste bénéficiera en outre d'un contrat d'assurance complémentaire pour la couverture des évènements à risques.

Pour le ministre, ce texte revêt une "grande importance" notamment pour les relations de travail, puisque, a-t-il dit, il exige l'établissement d'un contrat de travail pour tout recrutement.

Le décret détermine aussi la période de stage et d'essai dans le cas d'un nouveau recrutement, a-t-il expliqué, soulignant que le journaliste débutant bénéficie des mêmes droits que le permanent.

Interrogé sur la liberté de la presse en Algérie, M. Boukerzaza a affirmé que la législation algérienne "garantit" cette liberté de presse, relevant, dans ce sens, que la presse nationale comprend 291 titres, avec un tirage quotidien moyen de 2,43 millions d'exemplaires.

Parmi ces 291 titres, on relève 65 quotidiens, dont 57 généralistes, 3 économiques et 5 sportifs, avec une moyenne de tirage atteignant les 2,16 millions d'exemplaires, a-t-il précisé, ajoutant que sur les 65 quotidiens, figurent 32 titres en langue nationale, dont le tirage a atteint les 1,255 million d'exemplaires, et 33 titres d'expression française, avec un tirage estimé à 900 mille exemplaires/jour.

89 hebdomadaires, 76 spécialisés et 137 revues, dont l'édition est irrégulière, sont imprimés, a-t-il ajouté, notant que 57 titres de la presse étrangère sont distribués régulièrement en Algérie.

M. Boukerzaza a indiqué, par ailleurs, que la corporation comprend actuellement 4.084 journalistes, dont 3.000 dans la presse écrite (2.500 presse privée et 500 publique) et 1.084 dans le secteur de l'audiovisuel.


Le Chef du Gouvernement se recueille
sur la tombe de l’imam Abdelhamid BENBADIS

(Couverture APS)


Mercredi 16 avril 2008

Le Chef du gouvernement, M. Abdelaziz BELKHADEM, s’est recueilli mercredi devant la tombe de l’imam Abdelhamid Benbadis au niveau du carré familial situé près du cimetière central de Constantine.

Accompagné des autorités locales, de cadres locaux et de membres de la société civile, M. BELKHADEM a déposé, avant la lecture de la fatiha, une gerbe de fleurs sur la tombe de l'Imam Benbadis, figure emblématique du mouvement réformiste musulman en Algérie et président de l'Association des Oulémas musulmans algériens, décédé, rappelle-t-on, le 16 avril 1940.

Le Chef du gouvernement était arrivé en début de matinée à Constantine où il représente le président de la République, M. Abdelaziz BOUTEFLIKA, aux festivités marquant la célébration de Youm el Ilm.

M. BELKHADEM doit notamment assister à l’université des sciences islamiques Emir Abdelkader aux travaux d’un colloque national initié par la fondation du Cheïkh Abdelhamid Benbadis sous le thème ''la société civile : son rôle dans le développement global et la promotion de la citoyenneté".


Le Chef du gouvernement se recueille à la mémoire
des victimes de l’attentat du Palais du gouvernement

(Couverture APS)

Samedi 12 avril 2008

Le Chef du gouvernement, M. Abdelaziz BELKHADEM, a déposé, samedi matin, une gerbe de fleurs à l'entrée du Palais du gouvernement à Alger, avant de réciter la Fatiha du Saint Coran à la mémoire des victimes de l'attentat terroriste qui a ciblé le 11 avril 2007 cet édifice.

Le Chef du gouvernement était accompagné du ministre d'État, ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, M. Noureddine Yazid Zerhouni, du ministre délégué chargé des collectivités locales, M. Daho Ould-Kablia, du directeur général de la Sûreté nationale, M. Ali Tounsi, du directeur général de la Protection civile, le colonel Mustapha El-Habiri, et du Wali d'Alger, M. Mohamed Kebir Addou.

Ont pris part également à cette cérémonie de recueillement des fonctionnaires du Palais du gouvernement et les familles des victimes.

Deux attentats terroristes ont été perpétrés le 11 avril 2007 à Alger, l'un à l'entrée du Palais du gouvernement, l'autre à proximité du siège du commissariat de police à la cité du 5 Juillet de Bab Ezzouar. Les deux attentats ont fait 30 morts.


Réunion du Conseil de gouvernement

Point de presse hebdomadaire

Mardi 1er  Avril 2008

(Compte rendu de l’APS)
 

Adoption d’un décret exécutif relatif à l'insertion professionnelle

Le ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza, a affirmé mardi à Alger que le décret exécutif relatif à l'insertion professionnelle, adopté par le Conseil du gouvernement, a pour objectif d'atteindre un taux de 33% de postes de travail permanents par an.

Intervenant lors du point de presse hebdomadaire consacré aux questions examinées en Conseil du gouvernement, M. Boukerzaza a indiqué que "le Conseil du gouvernement a adopté une approche permettant d'améliorer l'efficacité des dispositifs de l'emploi mis en oeuvre depuis 15 ans, pallier aux insuffisances constatées et augmenter le taux d'insertion de 12% actuellement à 33%".

Il a également souligné que ce nouveau décret exécutif vise à "rationaliser les dépenses publiques relatives à la création de l'emploi".

Parmi les objectifs assignés à ce nouveau mécanisme d'aide à l'insertion des demandeurs d'emploi, il a cité, en particulier, une meilleure prise en charge de la formation au profit des bénéficiaires de ce dispositif à qui sera accordée la priorité en matière d'insertion dans les secteurs économique et administratif, afin de réduire le taux de chômage chez la tranche d'âge des moins de 35 ans qui représente 85% des chômeurs.

"Les dispositions du décret exécutif visent, aussi, à donner une importance accrue aux chômeurs détenteurs de diplômes, dont le nombre est de 120.000 chaque année", a-t-il, encore, souligné.

Il a, dans ce contexte, donné des explications détaillées sur ce nouveau mécanisme, indiquant que trois catégories de chômeurs sont concernées par ce décret exécutif.

Il s'agit, des contrats relatifs à l'insertion des diplômés des universités, des détenteurs de diplômes de la formation professionnelle et les contrats de formation et d'insertion.

Concernant les diplômés des universités et les techniciens supérieurs, M. Boukerzaza, a indiqué que comparativement aux anciens mécanismes d'insertion, cette catégorie bénéficie d'une durée d'insertion d'une année renouvelable, dans les secteurs de la petite et moyenne entreprise (publique et privée) et le secteur administratif.

L'Etat assure une prime mensuelle de 12.000 dinars au profit de cette catégorie, les frais de la couverture sociale du diplômé, ainsi que l'ensemble des frais de n'importe quelle session de formation au profit du détenteur du contrat d'insertion, a-t-il précisé.

Il a affirmé au sujet des mesures incitatives au bénéfice des employeurs, qu'en cas de recrutement du diplômé, l'État accompagne le bénéficiaire d'un poste permanent pendant 3 ans.

Ainsi, l'État s'acquittera de 45% du salaire du bénéficiaire durant la première année, 40% pour la deuxième année et 30% pour la troisième année, a-t-il encore précisé.

Il a ajouté que l'État prend en charge les frais de la sécurité sociale, conformément à la loi de décembre 2006 relative aux mesures sociales et réduit l'impôt sur le revenu global annuel de l'employeur, conformément aux dispositions contenues dans la loi des finances de 2007.

S'agissant de la catégorie des demandeurs d'emploi pour la première fois, dont ceux qui ont un niveau secondaire, ceux issus de la formation professionnelle et ceux ayant bénéficié d'un stage de formation, il a indique qu'ils représentent un taux de 64% des demandeurs d'emploi.

Concernant cette catégorie, le ministre de la Communication a affirmé que s'agissant des collectivités locales, l'Etat accompagne le bénéficiaire durant une année renouvelable une seule fois et durant une année non renouvelable pour les secteurs de l'administration et de l'économie.

L'Etat assure en outre un salaire de 6000 dinars par mois au bénéficiaire d'un contrat d'insertion dans les collectivités locales et 8000 dinars par mois pour les personnes recrutées dans les secteurs de l'administration et de l'économie, a-t-il précisé, ajoutant que les pouvoirs publics prennent en charge aussi les frais de la sécurité sociale.

Il a souligné, par ailleurs, que pour les bénéficiaires de contrats d'insertion ayant obtenu un diplôme de la formation professionnelle, l'Etat prend en charge une partie des salaires à concours de 40% pour la première année et 30% pour la deuxième année, avec une réduction de l'impôt sur le revenu annuel global durant deux ans en faveur des employeurs.

S'agissant des bénéficiaires d'une formation et d'un contrat d'insertion, englobant les demandeurs d'emploi qui ne possèdent aucune formation et qui représentent, selon lui, 22% de l'ensemble des chômeurs, il a indiqué que l'Etat les accompagne pendant une année, avec une prime mensuelle de 4000 dinars et de 6000 dinars durant deux ans en cas d'obtention de contrat pour un poste permanent dans les collectivités locales, les petites et moyennes entreprises et chez les artisans.

Toutefois, M. Boukerzaza a précisé que ces contrats ne peuvent dépasser 15% du personnel global de l'employeur et que le cahier de charges prévoit l'obligation d'insertion par l'employeur de 25% des bénéficiaires de ces contrats, contrairement aux dispositions des anciens mécanismes qui fixaient ce taux à 12% seulement.

Conditions d'octroi de concession des terrains destinés à l'investissement

Le Conseil de Gouvernement a par ailleurs approuvé un avant-projet de loi fixant les conditions et modalités d'octroi de concession des terrains relevant des biens propriétés de l'Etat destinés à l'implantation de projets d'investissement.

Cet avant-projet vise essentiellement à définir les conditions et modalités d'octroi de terrains relevant des biens propriétés de l'Etat à travers l'augmentation de la durée de la concession de 20 ans à 99 ans renouvelables. Les investisseurs seront alors autorisés à entamer la concrétisation de leurs investissements suite à une concession de gré à gré ou par le biais d'enchères, a indiqué le ministre de la communication M. Abderrachid Boukerzaza dans son point de presse hebdomadaire à l'issue de la réunion du Conseil de Gouvernement.

Le Conseil national de l'investissement concèdera ces terrains au profit des investisseurs nationaux et des investisseurs étrangers porteurs de projets de dimension nationale, alors que le wali se chargera de l'octroi d'autorisations aux investisseurs porteurs de projets à caractère local.

En vertu du dit texte, le transfert des propriétés foncières de la formule de concession à la formule de cession des biens fonciers octroyés aux investisseurs devient possible à la demande de l'investisseur.

Le nouveau texte de loi contribuera également à alléger les charges financières des investisseurs et à garantir davantage de stabilité aux projets d'investissement tout en préservant les terrains en tant que propriétés de l'Etat, en ce sens qu'ils constituent une source non renouvelable.

Un décret exécutif relatif à l'enquête foncière et l'octroi de titres de propriétés

Le Conseil de Gouvernement a, également, approuvé un décret exécutif relatif à l'enquête foncière et l'octroi de titres de propriétés en permettant aux propriétaires de terrains qui ne détiennent pas de documents attestant de leur propriété, individuelle ou collective, ainsi qu'aux collectivités locales de demander une enquête foncière sur ces terrains.

L'octroi de titres de propriété à ces personnes se fera désormais sur enquête foncière. Le ministre de la Communication a souligné à ce propos, que le ministère des Finances a formé des centaines d'experts spécialisés dans les enquêtes foncières à même de permettre le règlement de la situation de nombreux citoyens concernés.

Un décret exécutif fixant les missions du comité de supervision des assurances

Le conseil du gouvernement a approuvé lors de sa réunion le décret exécutif fixant les missions du comité de supervision des assurances chargé d'exercer l'autorité en matière de surveillance des compagnies d'assurances, des courtiers d'assurances et des agents agréés.

L'objectif de ce texte, a indiqué le ministre de la Communication, est de définir les missions de ce comité composé d'un président et de deux magistrats représentant la Cour suprême, d'un représentant du ministre des Finances et d'un expert en assurances.

Selon les explications de M. Boukerzaza, le comité doit s'assurer de la capacité des sociétés d'assurances de respecter leurs engagements vis-à-vis de l'assuré et du taux de participation au capital des compagnies d'assurances en vue d'éviter le blanchiment d'argent. Il doit également veiller à ce que les compagnies d'assurances et les agents respectent les dispositions des textes législatifs relatifs aux assurances et réassurances.


Réunion du Conseil de gouvernement

Point de presse hebdomadaire

(Compte rendu de l’APS)
 

Mardi 25 mars 2008

Le retour des Algériens détenus à l'étranger tributaire d'un accord préalable avec le pays concerné

Le ministre de la Communication, M. Abderrachid BOUKERZAZA, a affirmé mardi à Alger que le retour des Algériens détenus à l'étranger est tributaire d'un accord préalable avec le pays concerné.

A une question de la presse sur la déclaration de l'ambassadeur des États-unis à Alger au sujet du retour en Algérie des détenus algériens dans la prison de Guantanamo, M. BOUKERZAZA a indiqué, lors du point de presse hebdomadaire, consacré aux dossiers traités par le conseil du gouvernement, que le retour au pays de tout détenu algérien incarcéré à l'étranger est conditionné par une convention entre l'Algérie et le pays concerné.

Le ministre a soutenu que l'Algérie est confrontée à ce type de situation, notamment avec la Libye, la Tunisie et la France.

"Nous n'avons pas d'accords de coopération pour un échange de détenus avec ces pays", a-t-il dit, soulignant que "parfois, certains pays préfèrent renvoyer le détenu purger sa peine dans son pays, afin de l'empêcher de revenir par la suite au pays où il était détenu, même s'il est résident et qu'il jouit de tous ses droits".

M. BOUKERZAZA a, par ailleurs, indiqué que les droits des Algériens, dans ce genre de situation, "sont tributaires des accords de coopération signés entre les deux pays".

Concernant l'appel du Maroc pour l'ouverture des frontières terrestres avec l'Algérie, le ministre a rappelé que l'Algérie "est pour la construction de l'Union maghrébine qu'elle réclame depuis le déclenchement de la guerre de libération nationale", précisant que ce point précis est l'un des "principaux objectifs" contenu dans la Déclaration du 1er novembre 1954.

L'ouverture des frontières avec le Maroc "ne peut être traitée sans tenir compte des raisons de leur fermeture".

Le ministre d'État, ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, M. Noureddine Yazid ZERHOUNI, avait déclaré dimanche que le problème de la circulation des personnes aux frontières algéro-marocaines "n'est pas une question isolée et doit être traité dans un cadre général".

"Le problème de la circulation (des biens et des personnes) aux frontières ne peut être dissocié d'une approche globale de ce que nous voulons faire de notre Maghreb", a-t-il notamment dit.

Il a également plaidé, en faveur d'un Maghreb "équitable" pour l'ensemble des pays de la région.

"Il ne s'agit pas de construire un Maghreb où les uns gagnent et les autres perdent. Le Maghreb ne se limite pas seulement au Maroc et à l'Algérie. Tous les peuples qui se trouvent dans cet ensemble doivent trouver leurs places", a-t-il souligné.

De nouvelles mesures pour endiguer la hausse des prix des matériaux de construction.

Le ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme, M. Noureddine Moussa a annoncé mardi à Alger de nouvelles mesures visant à faire face à la hausse des prix des matériaux de construction, notamment le ciment et le fer.

Lors d'une conférence de presse animée conjointement avec le ministre de la Communication, M. Abderrachid BOUKERZAZA au terme d'une réunion du conseil du gouvernement, M. Moussa a indiqué que les investigations menées par les services de son département ont révélé que la hausse réelle du prix du ciment depuis le début de l'année 2008 "n'a guère dépassé 4 pc au niveau des cimenteries", soulignant que "cette hausse est le fait des spéculateurs."

A cet égard, "des mesures dissuasives prenant effet à dater de ce jour ont été prises pour faire face à la spéculation sur le prix du ciment", assure le ministre en assurant que les entreprises de construction impliquées dans la spéculation, notamment sur le ciment, seront exclues de toute activité en la matière.

Les cimenteries, poursuit M. Moussa, seront soumises à un contrôle rigoureux assorti d'une évaluation des besoins réels des entreprises de construction en ciment.

Revenant sur la hausse du prix du fer, le responsable fait relever que cette matière a accusé, ces derniers mois, une hausse sur les marchés mondiaux qui s'est répercutée sur le marché national.

Aussi souligne-t-il, l'État a décidé de soutenir le prix du fer en faveur des entrepreneurs voulant s'approvisionner en cette matière, précisant qu'un dossier relatif à cette question sera présenté incessamment.

Lors d'un exposé du bilan des logements réalisés à fin 2007, M. Moussa a fait savoir que 430.000 unités ont été réceptionnées, alors que 540.000 unités sont en cours de réalisation, soulignant que toute entrave à la réalisation du programme d'un million de logements dans les délais impartis a été levée, notamment la mise à disposition des terrains d'assiette, des matériaux de construction et du financement.

A une question sur les subventions financières accordées par l'État dans le cadre de la réalisation des logements ruraux, le ministre a précisé que 529.000 logements ont été réalisés à la faveur d'une enveloppe de 300 milliards de dinars, soit 500.000 dinars pour chaque bénéficiaire, se félicitant de l'engouement des citoyens pour cette formule qui a permis la réalisation de 209.000 logements à fin 2007.

S'agissant de la gestion et préservation du tissu urbanistique, M. Moussa a annoncé l'organisation prochaine d'une conférence internationale sur ce thème, précisant que l'ensemble des parties concernées seront mises à contribution pour la détermination des meilleurs moyens de préservation du parc immobilier du pays.

Concernant l'habitat précaire, le ministre a indiqué que l'État a décidé de l'éradication progressive de cette problématique en affectant 210.000 logements participatifs en 2007 et 2008, faisant remarquer que l'éradication de ce phénomène "exige un temps et des efforts considérables."

Par ailleurs, M. Moussa a tracé les grandes lignes de la politique de l'habitat et l'urbanisme, présentée mardi au conseil du gouvernement, mettant l'accent sur les mécanismes de gestion urbanistique adoptés par le gouvernement, à savoir le Plan directeur d'aménagement et d'urbanisme (PDAU) et le Plan d'occupation des sols (POS).

Toutes les communes du pays, précise-t-il, disposent d'un PDAU, alors que 800 autres plans sont en cours de révision.

S'agissant des POS, le ministre a reconnu l'existence d'un déficit en la matière estimé à 8.000 plans, relevant que les besoins exprimés par les communes sont de 12.000 plans, alors qu'il n'existe que quelque 4.000 POS.

Amputant ce déficit au manque de bureaux d'étude spécialisés, le ministre a assuré que l'État oeuvre à la résorption de ce déficit en encourageant la création et réhabilitation des bureaux d'étude spécialisés, ainsi que le transfert technologique et l'intégration de nouvelles techniques.


M. Abdelaziz BELKHADEM : "L'Algérie n'est pas directement concernée
par l'affaire des otages autrichiens"

(couverture APS)

Samedi 15 mars 2008

Le Chef du Gouvernement, M. Abdelaziz BELKHADEM, a affirmé samedi à Alger que l'Algérie "n'est pas directement concernée par l'affaire des deux otages" autrichiens.

M. BELKHADEM a souligné à la presse, peu avant l'ouverture du 4e congrès de l'organisation nationale des enfants de chouhada (ONEC), que "l'enlèvement a eu lieu sur un territoire autre que l'Algérie" et que les otages se trouvent actuellement sur un autre territoire non algérien".

"Les otages ont été enlevés dans un autre pays et ils seraient, selon des informations, dans un deuxième pays".

A une question sur d'éventuels contacts entre les gouvernements autrichien et algérien, le Chef du Gouvernement a déclaré que "nous sommes en contact avec tous les pays dans le cadre de la lutte antiterroriste".


Communiqué des Services du Chef du Gouvernement
 

 23 Février 2008

Depuis quelque temps, une agitation infondée est constatée dans certains milieux de la fonction publique, prenant en otage les usagers des services publics et, plus grave encore, nos enfants dont l'innocence est instrumentée à des fins peu glorieuses.

Cette agitation a lieu au moment où le gouvernement, sous la direction de Son Excellence Monsieur le Président de la République, déploie d'intenses efforts pour moderniser l'État, faire émerger une administration impartiale et performante au service du citoyen, promouvoir la culture du service public fondée sur l'exigence d'intégrité, d'efficacité, d'efficience et de compétence et consolider la bonne gouvernance à travers, entre autre, l'adoption du statut général de la fonction publique qui, il faut le rappeler, était en souffrance depuis plus de 16 ans.

Cette agitation se nourrit de l'application de la nouvelle grille des salaires dont l'adoption entre dans le cadre d'un processus mûrement réfléchi et planifié, visant à réhabiliter le fonctionnaire et à lui redonner la place qui lui revient dans la société.

Il convient de souligner que cette véritable entreprise de refondation de la fonction publique nécessite un dispositif réglementaire très consistant et demande des efforts importants.

En effet, cette opération d'envergure implique l'adoption de plus de 70 décrets dont une partie a déjà fait l'objet de publication au journal officiel. Il s'agit, plus particulièrement, de quatre décrets présidentiels concernant le nouveau système de classification et de rémunération des fonctionnaires et agents publics et de deux décrets exécutifs qui ont consacré le statut particulier des corps communs ainsi que celui des ouvriers professionnels.

La conception et l’élaboration de plus de quarante statuts particuliers, devant régir 282 corps et 478 grades, sont en cours, avec la participation des partenaires sociaux. Plusieurs textes sont déjà en cours d'examen. C’est une opération complexe qui nécessite le plus grand soin, afin d'intégrer les principes et les règles consacrés par le nouveau statut général de la fonction publique. Les parties concernées s'attèlent à la mener à terme dans les meilleurs délais possibles.

En attendant l’aboutissement de ce dispositif, il sera procédé à une translation transitoire des grades actuels dans la nouvelle grille des salaires. A ce titre, le contrôle de la Direction Générale de la Fonction Publique s'exercera à posteriori.

Cette mesure présente l'avantage de faire bénéficier rapidement l'ensemble des fonctionnaires de la rémunération découlant de la nouvelle grille sans attendre la finalisation et l'adoption de tous les statuts particuliers. Un décret vient d'être signé dans ce sens.

Ceci étant, il y a lieu de souligner qu’ils bénéficieront des salaires calculés sur la base de la nouvelle grille, à compter du 1er janvier 2008, et qu'ils percevront les rappels qui leurs sont dus.

Le gouvernement est déterminé à poursuivre résolument le processus de refondation de la fonction publique, dans l'intérêt des citoyens qui doivent bénéficier d'un service public toujours plus performant et dans celui des fonctionnaires dont l'amélioration des conditions socioprofessionnelles constitue un objectif fondamental.

L'élaboration et la mise en oeuvre de ce processus sont une œuvre collective et chacun est appelé à apporter sa contribution dans un esprit constructif et dans la sérénité que commande une telle situation.


 Le Chef du Gouvernement M. BELKHADEM à Madrid les 15 et 16 Janvier 2008
1er Forum sur l'Alliance des Civilisations.

 

 15 Janvier 2008

A l'invitation de Monsieur José Luis Rodriguez ZAPATERO, Président du Gouvernement du Royaume d'Espagne, Monsieur Abdelaziz BELKHADEM, Chef du Gouvernement, prendra part, à Madrid, les 15 et 16 Janvier 2008 au 1er Forum sur l'Alliance des Civilisations.

Ce forum de haut niveau, le premier du genre, sera ouvert par le Secrétaire Général des Nations Unies, Monsieur Ban KI-MOON, et son Haut représentant pour l'Alliance, Monsieur Jorge SAMPAIO, ancien Président du Portugal.

En marge des débats du segment de haut niveau, sur les défis qui se posent aux relations entre les diverses cultures et religions, le Forum organisera des sessions de travail dont l'objectif est de générer des idées pour la mise en oeuvre de l'initiative, de faciliter la formulation de partenariats et l'obtention de consensus autour de projets spécifiques, orientés vers l'action, aux objectifs mesurables..

Il est à rappeler que sur décision du Président de la République, Monsieur Abdelaziz BOUTEFLIKA, l'Algérie a rejoint, en Juillet 2007, le groupe de l'Alliance des Civilisations, qui rassemble plus de soixante-dix (70) États et Organisations internationales.


M. BELKHADEM rend visite aux blessés du double attentat perpétré à Alger
(couverture APS)

 

 11 décembre 2007

 

Le Chef du gouvernement, M. Abdelaziz BELKHADEM, s'est rendu, mardi, aux hôpitaux de Mustapha Pacha, de Ben Aknoun et de Beni Messous, pour s'enquérir de l'état de santé des blessés du double attentat à l'explosif à Alger.

 M. Abdelaziz BELKHADEM a indiqué, dans une déclaration à la presse, que les dépouilles des 17 victimes se trouvent actuellement au niveau des morgues des hôpitaux de Beni Messous et Mustapha Pacha, ajoutant que certains blessés ont quitté les hôpitaux, alors que d'autres ont été placés sous contrôle médical au niveau des services de réanimation.

 Le Chef du gouvernement a, également, souligné que le premier bilan parvenu officiellement aux autorités publiques, fait état de 35 blessés admis au niveau de l'hôpital de Mustapha Pacha et 6 autres à Beni Messous.

 M. BELKHADEM : "Nous n'avons aucun intérêt à taire le nombre réel des victimes" (en direct sur le Journal télévisé de 20h)

 Le Chef du gouvernement, M. Abdelaziz BELKHADEM, a affirmé mardi soir que l'Algérie n'a aucun intérêt à taire le nombre réel des victimes du double attentat perpétré dans la matinée à Alger.

 "Nous avons noté que des médias étrangers, notamment des agences de presse étrangères, avaient amplifié les chiffres sur le nombre des victimes", a indiqué le Chef du gouvernement à la télévision nationale.

 Il a jugé immoral de surenchérir lorsqu'il s'agit de vies humaines.

 Le Chef du gouvernement a indiqué que le bilan des morts a atteint les 26 victimes aux alentours de 20h00, après le décès de deux ressortissantes étrangères, rappelant qu'un premier bilan faisait état de 17 morts à 17h00.

 Pour ce qui est des blessés, M. BELKHADEM a précisé que 53 personnes sont encore hospitalisées au niveau de cinq hôpitaux de la capitale.

 Le chef du gouvernement a saisi cette occasion pour réitérer sa condamnation de ces actes terroristes et réaffirmer que "nul ne peut justifier la criminalité".

 Interrogé sur le choix des sièges du Conseil constitutionnel, du PNUD et du HCR comme cibles des deux attentats, M. BELKHADEM a indiqué que cela démontre la faiblesse et le désespoir du groupe qui "tente de montrer qu'il détient la capacité de porter atteinte aux symboles de l'Etat".

 En revanche, M. BELKHADEM a affirmé que le peuple algérien, qui dénonce ces vaines tentatives, est doté d'une volonté "indéfectible".

 Concernant les réactions internationales condamnant les deux attentats, le Chef du gouvernement a relevé que la vision des pays étrangers a changé par rapport aux années 2000, années durant lesquelles le peuple algérien était considéré comme "terroriste ou victime du terrorisme".

 Affirmant que le terrorisme "n'a ni frontière, ni nationalité ou religion", M. BELKHADEM a souligné que la position de la communauté internationale sur le terrorisme a fini par changer, notamment, suite aux attaques du 11 septembre 2001 aux États-unis d'Amérique et à d'autres dans certaines capitales européennes.

 C'est ainsi que les chefs d'État et les populations ont fini par constater que le terrorisme est "un phénomène international" qui nécessite des efforts communs pour le combattre, a-t-il souligné.

 Il a indiqué que le président de la République, qui suit le développement des secours et le bilan des attentats, a reçu plusieurs messages de compassion de la part de ses homologues, ce qui démontre, a-t-il relevé, un "sursaut" international pour exprimer la solidarité avec l'Algérie, pays qui était durant les années 1990, a-t-il dit, "isolé".

 Interrogé sur de nouvelles dispositions pour lutter contre le terrorisme, M. B